Guide pratique

Charte IA pour une TPE : le modèle à copier, article par article (2026)

Depuis le 2 février 2025, toute entreprise qui utilise l'IA dans l'Union doit aider son équipe à s'en servir, et depuis le 2 août 2026, un chatbot doit dire qu'il est une IA. Voici une charte en 11 articles à copier, les textes qui la justifient, ce qui change en Belgique, au Luxembourg, en Suisse et à Monaco, et la façon de la faire vivre.

Mis à jour le 03/11/2026· L'équipe Move On · Rédigé avec l'aide de l'IA, sources vérifiées

Une stagiaire signe une feuille d'émargement autour d'une table de formation
Illustration générée par IA

En bref

Depuis le 2 février 2025, l'article 4 du règlement européen sur l'IA demande à toute entreprise qui l'utilise dans l'Union de prendre des mesures pour que son équipe sache s'en servir, sans niveau précis exigé depuis le 27 juillet 2026, et depuis le 2 août 2026, l'article 50 impose qu'un chatbot dise qu'il est une IA. Le modèle ci-dessous tient en 11 articles : outils et comptes professionnels autorisés, données interdites (clients, santé, mots de passe, documents confidentiels), relecture humaine de tout ce qui part chez un client, mention de l'IA, vérification, sécurité, signalement, formation, responsable, révision et engagement. Il ferme aussi la porte aux comptes personnels : d'après les conditions lues le 3 novembre 2026, les offres individuelles de Claude (Free, Pro, Max et Ultra) sont réservées à un usage non commercial dans l'EEE et en Suisse, et Copilot pour les particuliers à un usage personnel.

Pourquoi écrire une charte IA maintenant

Si votre équipe se sert déjà de ChatGPT, de Gemini ou de Claude, la question n'est plus de savoir si l'IA entre dans l'entreprise. Elle est de savoir avec quels comptes, quelles données et quelle relecture. Quatre règles poussent à l'écrire noir sur blanc.

RègleDepuis quandCe qu'elle demande à une TPEArticle de la charte
Règlement européen sur l'IA, article 4 (maîtrise de l'IA)02/02/2025 ; réécrit le 27/07/2026 ; contrôlé par les autorités nationales depuis le 02/08/2026Prendre des mesures pour que l'équipe, et ceux qui utilisent l'IA pour vous, sachent s'en servir, selon leur niveau et l'usage. Aucun niveau précis, aucun certificat, aucun référent imposé.8 (formation) et 9 (responsable)
Règlement européen sur l'IA, article 50 (transparence)02/08/2026Un chatbot dit qu'il est une IA dès le premier échange, sauf si c'est évident : c'est l'obligation de son fournisseur, à vérifier sur votre site. Vous signalez les hypertrucages que vous publiez.4 (mention de l'IA)
RGPD, et en France les recommandations de la CNILDéjà applicables ; questions-réponses de la CNIL du 18/07/2024En règle générale, l'entreprise répond de l'usage que son personnel fait de l'IA. La CNIL recommande une charte des usages autorisés et interdits, l'interdiction de saisir certaines données confidentielles ou personnelles selon l'outil, et une formation. Les données de santé sont des données sensibles, que le RGPD interdit en principe d'utiliser.1, 2, 3 et 8
Secret des affaires : directive européenne 2016/943 ; en France, article L151-1 du code de commerceEn France : 01/08/2018Une information n'est protégée que si l'entreprise prend des « mesures de protection raisonnables » pour la garder secrète. Une règle écrite sur ce qui ne va jamais dans un outil d'IA est une mesure que vous pourrez montrer.2 (données interdites)
Résumé d'information, pas un avis juridique. Textes lus le 03/11/2026 : règlement (UE) 2024/1689 en version consolidée au 27/07/2026, questions-réponses de la Commission mises à jour le 20/10/2026, CNIL et Légifrance.

Même pour une publicité ou une traduction

La Commission européenne pose la question dans ses questions-réponses : une entreprise dont les salariés utilisent ChatGPT pour rédiger une publicité ou traduire un texte est-elle concernée par l'article 4 ? Sa réponse : oui, et ces salariés doivent être informés des risques, par exemple les réponses inventées (hallucinations).

Le modèle de charte IA, article par article

Onze articles à copier dans un document à l'en-tête de l'entreprise. Remplacez ce qui est entre crochets, supprimez ce qui ne vous concerne pas et gardez des phrases courtes : une règle que personne ne retient ne protège personne.

Le modèle est générique. Il ne remplace ni votre règlement intérieur ou de travail, ni votre charte informatique, ni la relecture d'un juriste.

Préambule (à adapter)

La présente charte fixe les règles d'utilisation des outils d'intelligence artificielle (IA) chez [nom de l'entreprise]. Elle s'applique à toute personne qui travaille pour l'entreprise (salariés, stagiaires, intérimaires, prestataires) dès qu'elle utilise un outil d'IA dans son travail : rédaction, traduction, résumé, image, réponse à un client. Elle complète [le règlement intérieur, la charte informatique]. Version du [date], approuvée par [nom, fonction].

  1. 1Outils autorisés et comptes professionnelsSeuls les outils listés en annexe servent au travail, avec le compte fourni par l'entreprise (adresse @[votre-domaine]). Un compte personnel, gratuit ou payant, est interdit pour le travail, même pour une tâche rapide. Pour ajouter un outil, demandez-le à [responsable de la charte] : il vérifie que ses conditions autorisent l'usage professionnel et ce que deviennent les données saisies.
  2. 2Données interditesNe jamais saisir, coller ni importer dans un outil d'IA : les données qui identifient un client, un prospect ou un salarié (nom, coordonnées, numéro de dossier), sauf dans les outils marqués « données clients » en annexe ; les données de santé et les autres données sensibles (origine, opinions, religion, appartenance syndicale, vie sexuelle, données génétiques ou biométriques) ; les mots de passe, codes d'accès, clés d'API et coordonnées bancaires ; les documents confidentiels (contrats, prix non publiés, chiffres de l'entreprise, documents reçus sous accord de confidentialité). En cas de doute, anonymisez le texte (noms, adresses et numéros retirés) ou demandez à [responsable de la charte].
  3. 3Relecture humaine obligatoireTout ce qui est produit avec l'IA et part chez un client, un fournisseur ou une administration, ou qui engage l'entreprise (prix, délai, devis, contrat, publication, réponse à un avis), est relu et validé par une personne avant l'envoi. Celle qui valide en répond comme si elle l'avait écrit. Aucun outil d'IA ne paie, n'achète, ne signe ni n'envoie au nom de l'entreprise sans cette validation. Seule exception : l'assistant du site, qui répond seul, mais uniquement avec les informations validées par [responsable de la charte] et en se présentant comme une IA (article 4).
  4. 4Mention de l'IA aux clientsUn assistant qui échange seul avec les clients (chat du site, messagerie) le dit dès le premier message. Une image, une vidéo ou un son produit ou modifié par l'IA, qui pourrait passer pour vrai, porte la mention « contenu généré par IA ». Pour un mail ou un document relu par un salarié : [choix de l'entreprise : mention systématique, mention sur demande ou pas de mention]. Personne n'affirme qu'un texte a été écrit sans IA quand ce n'est pas le cas.
  5. 5Vérification et propriété des contenusL'IA peut inventer un chiffre, une référence, une loi ou une citation : chaque fait, prix, date, nom et source est vérifié avant usage. Un contenu produit par l'IA peut ressembler à celui d'un autre utilisateur ou reprendre une œuvre, une marque ou un texte existants : aucun logo, slogan, image ou texte n'est publié sans cette vérification. Les conversations et les contenus produits pour le travail restent dans les comptes de l'entreprise.
  6. 6Sécurité des accèsChaque compte d'IA a son propre mot de passe et la double authentification. Aucun compte n'est partagé entre collègues. Un outil d'IA n'accède à la messagerie, à l'agenda, aux fichiers ou au site que si l'annexe le prévoit, et seulement à ce dont il a besoin. Quand une personne quitte l'entreprise, ses accès sont coupés le jour de son départ.
  7. 7Signalement des erreurs et des incidentsUne réponse fausse envoyée à un client, une donnée interdite saisie par erreur, un compte piraté, un contenu choquant : signalez-le à [responsable de la charte] le jour même. Un signalement n'est jamais sanctionné en lui-même. [Responsable de la charte] note l'incident, prévient les personnes concernées si besoin et corrige la règle ou l'outil. Si des données personnelles ont été exposées, il vérifie s'il faut prévenir l'autorité de protection des données (la CNIL en France), dans les 72 heures si possible.
  8. 8FormationAvant son premier usage, puis [chaque année], chaque utilisateur suit une formation courte : ce qu'est l'IA et ses limites (réponses inventées, biais), les outils autorisés, les données interdites, la relecture. Elle part du métier : un commercial et un comptable ne courent pas les mêmes risques. [Responsable de la charte] tient la liste des formations suivies (date, personne, contenu).
  9. 9Responsable de la charte[Nom, fonction] tient la liste des outils autorisés, répond aux questions, reçoit les signalements, organise les formations et met la charte à jour. Pour les données personnelles, il travaille avec [le délégué à la protection des données, s'il y en a un]. En son absence : [nom du suppléant].
  10. 10RévisionLa charte est relue [tous les six mois], et à chaque nouvel outil, nouvel usage, changement des conditions d'un éditeur ou incident. Chaque version est datée et envoyée à toute l'équipe ; la précédente est archivée.
  11. 11EngagementChaque personne concernée reçoit la charte, peut poser ses questions et signe un accusé de réception daté. [Conséquences d'un manquement : à rédiger avec un juriste, selon votre pays et votre règlement intérieur ou de travail.]
Outil et offreCompteUsages autorisésDonnées clientsAccès donnés à l'outil
[Assistant de rédaction en offre professionnelle, par exemple Gemini dans Google Workspace ou Claude Team]Compte @[votre-domaine], créé par [responsable de la charte]Rédiger, résumer, traduire, préparer une réunionNon (ou oui, avec un contrat de sous-traitance signé)Aucun (ou messagerie et fichiers en lecture)
[Assistant du site]Compte de l'entreprise chez l'éditeurRépondre aux visiteurs avec les informations validéesCoordonnées laissées par les visiteursAucun accès à la messagerie ni aux fichiers
[Outil métier avec IA : devis, factures, réponses aux demandes]Compte de l'entreprise[La tâche prévue, rien d'autre][Oui, avec un contrat de sous-traitance signé][Ce que l'outil lit et ce qu'il écrit]
Annexe de la charte : exemple à remplacer par une ligne par outil réellement utilisé. Pour un outil hébergé chez un prestataire qui reçoit des données personnelles, la CNIL (France) juge nécessaire un contrat de sous-traitance avec l'hébergeur et, le cas échéant, avec le fournisseur de l'IA.

Ce modèle n'est pas un conseil juridique : faites-le relire par un juriste ou un avocat avant de l'appliquer, surtout pour les sanctions, qui dépendent du droit du travail de votre pays (voir plus bas).

Comptes personnels : ce que disent les conditions grand public

Un abonnement personnel payé par l'entreprise reste un abonnement personnel : ce sont l'offre souscrite et les conditions acceptées qui comptent. Voici ce que disent celles de quatre offres grand public, lues le 03/11/2026 depuis la France.

Offre grand publicCe que disent les conditionsCe que la charte en retient
Offres individuelles de Claude : Free, Pro, Max et Ultra (Anthropic)Conditions pour les consommateurs de l'EEE et de la Suisse, en vigueur depuis le 08/10/2025, section 11 : usage non commercial uniquement. Vous vous engagez à ne pas utiliser les services à des fins commerciales ou professionnelles.Exclues au travail dans l'EEE et en Suisse, même Ultra à 180 € HT par mois : Claude Team, Enterprise ou l'API à la place
ChatGPT avec un compte personnel (OpenAI)Conditions pour l'Europe (EEE, Suisse, Royaume-Uni), mises à jour le 16/01/2026 : en usage commercial ou professionnel, une annexe s'applique. La responsabilité d'OpenAI y est plafonnée au plus élevé de deux montants, ce que vous avez payé pour le service en cause sur les 12 mois précédents ou 100 $ ; l'entreprise indemnise OpenAI ; le droit californien s'applique. Présenter une réponse de l'IA comme écrite par un humain y est interdit.Possible sous ces conditions ; pour des données de clients, une offre d'entreprise avec contrat de traitement
Gemini avec un compte Google personnelConditions de Google, version France à compter du 30/07/2026 : pour utiliser les services au nom d'une organisation, un représentant agréé de cette organisation doit accepter les conditions. Guide de confidentialité de Gemini, mis à jour le 26/10/2026 : des réviseurs humains examinent une partie des discussions, conservées jusqu'à trois ans, et Google demande de ne pas y saisir d'informations confidentielles.Le compte Google Workspace de l'entreprise, pas un compte Gmail personnel
Copilot, l'application grand public de MicrosoftConditions de Copilot, en vigueur depuis le 18/08/2026 : vous ne pouvez utiliser Copilot que pour votre usage personnel. Elles ne s'appliquent pas aux comptes professionnels, scolaires ou d'organisation (Entra).Le compte professionnel Microsoft 365 de l'entreprise
Conditions lues le 03/11/2026, dans leur version française ou européenne ; prix de Claude affichés depuis la France le même jour, hors taxes. Résumé d'information, pas un avis juridique.

La CNIL (France) envisage un service grand public pour des usages non confidentiels, ouvert avec des adresses professionnelles dédiées, jamais personnelles, en désactivant si possible la réutilisation des données par le fournisseur. Les conditions de l'éditeur s'ajoutent à cette règle : pour Claude, les offres individuelles restent exclues du travail dans l'EEE et en Suisse.

Mention de l'IA : ce qui est obligatoire, ce qui est un choix

L'article 50 du règlement européen sur l'IA s'applique depuis le 2 août 2026. Le règlement omnibus du 8 juillet 2026 n'a pas déplacé cette date : il laisse seulement jusqu'au 2 décembre 2026 aux fournisseurs d'IA générative déjà sur le marché pour marquer techniquement leurs contenus. L'article 50 ne demande pas d'étiqueter tout ce que l'IA a touché. Voici où passe la ligne.

SituationCe que dit l'article 50Ce que prévoit la charte
Un chatbot ou un assistant répond seul à vos clientsLes personnes sont informées qu'elles échangent avec une IA, au plus tard au premier échange, sauf si c'est évident pour une personne normalement attentive. L'obligation vise le fournisseur de l'outil.Mention dès le premier message, vérifiée sur votre site (article 4 de la charte)
Une image, une vidéo ou un son truqué (hypertrucage)Vous indiquez que le contenu a été généré ou manipulé par une IA. Pour une œuvre manifestement artistique, satirique ou fictive, une mention qui ne gêne pas l'œuvre suffit.Mention « contenu généré par IA » (article 4 de la charte)
Un texte publié pour informer le public sur des questions d'intérêt publicMention obligatoire, sauf si le texte a été relu par un humain et qu'une personne en assume la responsabilité éditoriale.Relecture et validation par une personne nommée (article 3 de la charte)
Un mail, un devis ou un document relu par un salariéRien n'est imposé par l'article 50.Votre choix, écrit dans l'article 4 de la charte. La fiche de France Num et de la CNIL (France) laisse cette possibilité : informer clients et partenaires, par transparence.
Article 50 du règlement (UE) 2024/1689, version consolidée au 27/07/2026 : l'information est donnée de manière claire et reconnaissable, au plus tard au premier échange ou à la première exposition (paragraphe 5).

Les plafonds existent. Un manquement à l'article 50 expose à une amende administrative pouvant aller jusqu'à 15 millions d'euros ou 3 % du chiffre d'affaires annuel mondial, et pour une PME au plus faible des deux montants (article 99). L'article 4 n'a pas de plafond propre : chaque État fixe ses sanctions, et la Commission annonce une approche proportionnée, une sanction devenant plus probable si un incident vient d'un manque de formation.

Faire vivre la charte : signature, formation, revue

  1. 1Partez des usages réelsAvant de remplir l'annexe, demandez à chacun quels outils il utilise déjà, comptes personnels compris, et pour quoi faire. La CNIL (France) met en garde contre les règles qui ignorent les pratiques réelles : l'informatique fantôme révèle parfois un besoin que l'entreprise n'a pas couvert.
  2. 2Faites-la relire, puis signerUn juriste ou un avocat relit la charte, surtout si elle prévoit des sanctions. Ensuite, présentez-la en réunion et faites signer un accusé de réception daté à chaque personne. Pensez aux prestataires : selon la Commission, l'article 4 vise aussi les personnes qui utilisent l'IA pour votre compte sans être salariées, un sous-traitant ou un prestataire par exemple.
  3. 3Formez en une séance, et gardez la traceUne séance courte, avec des exemples de votre métier, plutôt qu'un document envoyé : la Commission prévient que, dans bien des cas, demander au personnel de lire les notices risque d'être inefficace. Au minimum, selon elle : ce qu'est l'IA et comment elle fonctionne, les outils utilisés dans l'entreprise, leurs atouts et leurs dangers. Aucun certificat n'est demandé ; notez qui a été formé, quand et sur quoi.
  4. 4Relisez à date fixeTous les six mois, et à chaque nouvel outil, nouvel usage ou incident : les versions en vigueur des quatre conditions citées plus haut datent du 08/10/2025 au 18/08/2026. La CNIL conseille aussi de recueillir régulièrement l'avis des utilisateurs dans les premiers mois et les premières années.

Sanctions et signature dépendent du droit du travail. En France, un document qui fixe des règles générales et permanentes de discipline suit les règles du règlement intérieur (articles L1321-1 et L1321-5 du code du travail), obligatoire à partir de 50 salariés (article L1311-2) ; la CNIL conseille de donner à la charte une force contraignante, par exemple en l'annexant au règlement intérieur. En Belgique, tout employeur soumis à la loi sur les règlements de travail en a un, quel que soit son effectif, et c'est lui qui mentionne les pénalités et les manquements qu'elles sanctionnent.

Belgique, Luxembourg, Suisse, Monaco : ce qui change

Les onze articles valent partout. Ce qui change d'un pays à l'autre, c'est le droit autour de la charte.

PaysRèglement européen sur l'IADonnées personnellesÀ savoir
FranceS'applique : il est directement applicable dans tout État membreRGPD ; recommandations de la CNILUne charte qui fixe des règles de discipline suit les règles du règlement intérieur ; secret des affaires à l'article L151-1 du code de commerce
BelgiqueS'applique, comme dans toute l'UnionRGPDRèglement de travail obligatoire quel que soit l'effectif, et c'est lui qui fixe les pénalités ; mesure de transposition de la directive sur le secret des affaires notifiée à la Commission
LuxembourgS'applique, comme dans toute l'UnionRGPDMesure de transposition de la directive sur le secret des affaires notifiée à la Commission ; faites relire la charte au regard du droit du travail luxembourgeois
SuissePas une loi suisse, mais il vise une entreprise suisse dont les résultats de l'IA sont utilisés dans l'Union (article 2), rappelle le portail PME de la ConfédérationLoi fédérale sur la protection des données (LPD), directement applicable à l'IA selon le PFPDT : un utilisateur a le droit de savoir s'il parle à une machineAucune loi transversale sur l'IA au 23/09/2026 ; avant-projet attendu au printemps 2027 pour appliquer la convention du Conseil de l'Europe sur l'IA, signée le 27/03/2025. La clause non commerciale des offres individuelles de Claude vaut aussi en Suisse
MonacoPas une loi monégasque ; l'article 2 vise de la même façon une entreprise dont les résultats de l'IA sont utilisés dans l'UnionLoi n° 1.565 du 03/12/2024, contrôlée par l'Autorité de protection des données personnelles (APDP)Monaco n'a ni signé ni ratifié la convention du Conseil de l'Europe sur l'IA au 03/11/2026. Les conditions européennes d'Anthropic (EEE et Suisse) et d'OpenAI (EEE, Suisse, Royaume-Uni) ne visent pas Monaco : vérifiez la version que vous acceptez, la règle de la charte reste une offre professionnelle au travail
Situation au 03/11/2026, d'après EUR-Lex, le portail PME de la Confédération (23/09/2026), le PFPDT (08/05/2025), Légimonaco et le Bureau des traités du Conseil de l'Europe. Résumé d'information, pas un avis juridique : faites relire la charte dans votre pays.

Ce que Move On applique déjà, et ses limites

Chacun des 11 produits du catalogue garde une étape humaine, écrite sur sa fiche : c'est l'article 3 de ce modèle. Pour Réponse aux demandes, rien ne part sans vous : l'outil prépare des brouillons, c'est vous qui envoyez. Il ne donne jamais de prix que vous n'avez pas écrit.

Assistant de site, construit avec Causerie, répond seul aux visiteurs de votre site : la mention « Vous échangez avec un assistant IA » est activée par défaut sur un nouveau bot Causerie, comme le demande l'article 50, et c'est vous qui répondez aux demandes transmises. L'assistant ne promet rien que vous n'ayez écrit.

Côté prix : Réponse aux demandes dès 1 190 € HT de mise en place, Assistant de site dès 390 € HT plus Causerie Pro à 49 € HT par mois.

Ce que Move On ne fait pas : du conseil juridique, la charte reste à faire relire par un juriste. Les produits qui utilisent votre messagerie, vos fichiers ou vos tableaux tournent sur Google Workspace (Gmail, Drive, Sheets), pas sur Microsoft 365 ni Outlook, et ne couvrent que les tâches du catalogue. Une tâche hors catalogue passe par un audit, puis par un développement sur mesure.

Le faire avec Move On

Réponse aux demandes, en démo

Données fictives. Lancez la démo ou avancez étape par étape.

Gmail · contact@cabinet-exemple.frExemple fictif
Julien B.· Formulaire du siteVendredi, 19 h 05

Demande d'information

Bonjour, je dirige une PME de 25 personnes à Lyon et je cherche un accompagnement pour structurer notre recrutement. Quels sont vos délais et comment travaillez-vous ? Julien

La réponse apparaîtra ici.

Une demande arrive le soir par le formulaire du site, comme souvent.

Questions fréquentes

Une charte IA est-elle obligatoire pour une TPE ?

Pas sous ce nom : selon la Commission européenne, l'article 4 du règlement sur l'IA n'impose ni format précis, ni certificat, ni référent IA. Mais depuis le 2 février 2025, une entreprise qui utilise l'IA dans l'Union doit prendre des mesures pour que son équipe sache s'en servir, et en France la CNIL recommande d'encadrer l'IA générative par une charte qui liste les usages autorisés et interdits. Une charte signée et un registre des formations gardent la trace de ces mesures.

Que demande l'article 4 du règlement européen sur l'IA ?

Que les fournisseurs et les utilisateurs professionnels d'IA prennent des mesures pour que leur personnel, et ceux qui utilisent l'IA pour leur compte, sachent s'en servir, selon leur niveau et l'usage. Depuis le règlement omnibus entré en vigueur le 27 juillet 2026, aucun niveau précis n'est exigé, et les autorités nationales contrôlent depuis le 2 août 2026. La Commission conseille au minimum d'expliquer ce qu'est l'IA, les outils utilisés et leurs risques ; pour la trace, pas de certificat, un registre interne des formations.

Faut-il dire à ses clients qu'on utilise l'IA ?

Oui pour un chatbot qui leur répond seul : depuis le 2 août 2026, l'article 50 du règlement européen sur l'IA impose qu'ils en soient informés au plus tard au premier échange, sauf si c'est évident. Oui aussi pour une image, une vidéo ou un son truqué que vous publiez. Pour un mail ou un devis relu par un salarié, l'article 50 n'impose rien : c'est un choix que la charte doit écrire.

Peut-on utiliser un compte personnel ChatGPT, Claude ou Gemini au travail ?

Pas les offres individuelles de Claude (Free, Pro, Max et Ultra) dans l'EEE et en Suisse : les conditions d'Anthropic pour les particuliers excluent tout usage commercial ou professionnel. ChatGPT avec un compte personnel reste possible, mais une annexe s'applique : responsabilité d'OpenAI plafonnée, indemnisation par l'entreprise, droit californien. Gemini au nom d'une organisation suppose l'accord d'un représentant agréé, et Copilot pour les particuliers est réservé à un usage personnel. D'après les conditions lues le 3 novembre 2026 ; ce n'est pas un avis juridique.

Ces règles valent-elles en Belgique, au Luxembourg, en Suisse et à Monaco ?

Le règlement européen sur l'IA s'applique dans toute l'Union, Belgique et Luxembourg compris. En Suisse et à Monaco, il n'est pas une loi nationale, mais il vise une entreprise dont les résultats de l'IA sont utilisés dans l'Union (article 2). La Suisse n'a pas de loi transversale sur l'IA, un avant-projet est attendu au printemps 2027, et la loi sur la protection des données s'y applique directement à l'IA selon le PFPDT ; à Monaco, les données personnelles relèvent de la loi n° 1.565 du 3 décembre 2024.

Sources

  1. EUR-Lex, règlement (UE) 2024/1689 sur l'intelligence artificielle, version consolidée au 27/07/2026 (articles 2, 3, 4, 50, 99 et 113) (2026-11-03)
  2. EUR-Lex, règlement (UE) 2026/1744 du 08/07/2026 (omnibus numérique sur l'IA), JO du 24/07/2026, en vigueur le troisième jour suivant sa publication (2026-11-03)
  3. Commission européenne, « AI Literacy - Questions & Answers » (mise à jour du 20/10/2026) (2026-11-03)
  4. CNIL, « Les questions-réponses de la CNIL sur l'utilisation d'un système d'IA générative » (18/07/2024) (2026-11-03)
  5. CNIL, « Utiliser l'IA générative dans les TPE et PME » (fiches 3 et 4 de France Num, conçues avec la CPME et la CNIL, novembre 2024) (2026-11-03)
  6. CNIL, « Sécurité : définir un cadre pour les utilisateurs » (14/03/2024) (2026-11-03)
  7. CNIL, définition « Donnée sensible » (2026-11-03)
  8. CNIL, « Notifier une violation de données personnelles » (2026-11-03)
  9. Légifrance, code de commerce, article L151-1 (secret des affaires, en vigueur depuis le 01/08/2018) (2026-11-03)
  10. EUR-Lex, directive (UE) 2016/943 sur la protection des secrets d'affaires, article 2 (2026-11-03)
  11. EUR-Lex, mesures nationales de transposition de la directive (UE) 2016/943 (Belgique, France, Luxembourg) (2026-11-03)
  12. Légifrance, code du travail, article L1321-1 (contenu du règlement intérieur) (2026-11-03)
  13. Légifrance, code du travail, article L1321-5 (notes de service et adjonctions au règlement intérieur) (2026-11-03)
  14. Légifrance, code du travail, article L1311-2 (règlement intérieur obligatoire à partir de 50 salariés) (2026-11-03)
  15. SPF Emploi, Travail et Concertation sociale (Belgique), « Règlement de travail » (2026-11-03)
  16. Anthropic, conditions pour les consommateurs de l'EEE et de la Suisse, en vigueur depuis le 08/10/2025 (section 11) (2026-11-03)
  17. Anthropic, plans et tarifs de Claude (offres individuelles, Team & Enterprise, API), vus depuis la France (2026-11-03)
  18. OpenAI, conditions d'utilisation pour l'Europe, mises à jour le 16/01/2026 (annexe relative à l'utilisation commerciale) (2026-11-03)
  19. Google, conditions d'utilisation, version France à compter du 30/07/2026 (2026-11-03)
  20. Google, guide sur la confidentialité dans les applications Gemini (mis à jour le 26/10/2026) (2026-11-03)
  21. Microsoft, conditions d'utilisation supplémentaires de Microsoft Copilot, en vigueur depuis le 18/08/2026 (2026-11-03)
  22. Portail PME de la Confédération suisse, « Un avant-projet visant à réglementer l'IA sera élaboré d'ici début 2027 » (23/09/2026) (2026-11-03)
  23. PFPDT, « La loi actuelle sur la protection des données est directement applicable à l'IA » (mise à jour du 08/05/2025) (2026-11-03)
  24. Conseil de l'Europe, Bureau des traités, signatures et ratifications de la convention-cadre sur l'IA (STCE n° 225), situation au 03/11/2026 (2026-11-03)
  25. Légimonaco, loi n° 1.565 du 03/12/2024 relative à la protection des données personnelles (2026-11-03)
  26. Causerie, sécurité et données (mention IA activée par défaut sur un nouveau bot) (2026-11-03)
Boulo, la mascotte de Move On

Prochaine étape

On vous montre la démo sur votre cas ?

20 minutes en visio : vous nous dites ce qui vous prend du temps, on vous montre le produit qui s'en charge, avec le prix.

Réserver 20 minÉcrire un message